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Référence : A1999-02

Sahara: visions d'un explorateur de la mémoire rupestre

Auteur(s) : François Soleilhavoup - Transboréal - 1999

De la Libye au Niger, en passant par le Sud algérien, François Soleilhavoup donne une description saisissante de la nature et des cultures du Sahara. Il a arpenté les gorges des plateaux tassiliens, suivi la piste d?une gazelle et scruté les étoiles. Il a partagé le thé avec les Touaregs et croisé la légendaire caravane du sel. En chemin, muni de son bâton gradué, il détaille roches ruiniformes, concrétions calcaires et sédiments lacustres. Ces curieuses formes d?un paysage sculpté par l?érosion le fascinent plus encore lorsqu?il les découvre ornées de personnages flottants « à têtes rondes », de cavaliers ou d?archers masqués. Il relève aussi des girafes, des antilopes, des éléphants, aujourd?hui disparus de ces contrées, et des scènes pastorales évocatrices d?un Sahara vert. Il est ainsi le premier à avoir étudié les gravures de l?énigmatique grotte Akar-Akar et les centaines de peintures de l?abri Ébérère. Cet auteur érudit nous fait partager sa passion pour le plus vaste désert de la planète.

« Quels effets les formes imagées, déroulées sur les parois, de ces animaux et de ces anthropomorphes, pouvaient-elles produire sur les hommes du Néolithique ? Devant ces peintures, pendant leur exécution ou après, quelles sont les idées, les forces qui pouvaient surgir dans l?esprit des spectateurs, initiés ou profanes ? On ne le saura sans doute jamais, pas plus qu?on ne connaîtra la nature du pouvoir qu?elles pouvaient exercer. À l?évidence, toutefois, ces images étaient chargées de sens pour ceux qui les créèrent comme pour ceux à qui elles étaient destinées. En d?autres temps, ces "fresques spirituelles" avaient probablement fonction de média. Elles révélaient aux yeux des mortels un monde entre les réalités intelligibles et ce qui est occulte.
À côté de ces frêles antilopes au ventre blanc, dessinées avec un joli naturalisme à Séfar, combien d?animaux réels ou métaphoriques, ennemis ou alliés, accompagnés d?êtres qui n?ont jamais existé ? À Ti-n-Abotéka, dans quel récit mythique intervenait cet étrange animal rouge ? Quel rôle jouait, dans cette histoire, le grand être clair situé devant lui ? Quelle métaphore d?esprit auxiliaire masque ce gigantesque mouflon rouge, précédé d?un chaman parodique, filiforme, portant tambour et gourdin ? On ne peut regarder ces ensembles picturaux sans y percevoir la dimension prépondérante du rêve. L?apparence onirique de ces images peut-elle correspondre à une révélation du monde des dieux ou des âmes sur la paroi ? »

128 pages, 130 photographies, 40 relevés rupestres, 4 similis.

François Soleilhavoup, qui étudie depuis une trentaine d?années l?art saharien (cf. l?album Sahara, Visions d?un explorateur de la mémoire rupestre), recherche en Libye, dans la région de l?Akakus et le secteur des Aramat, le prolongement des gisements rupestres du Tassili-n-Ajjer, naguère inventoriés par Henri Lhote.. Genre : livre neuf

Prix : 30.50 €

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